Cypraea miliaris
mara, Iredale 1939
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Ces Cypraea miliaris mara viennent de la grande rade de Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Elles y vivent avec et dans le même biotope que Cypraea eburnea. Pour comparaison la première photo montre des Cypraea eburnea. Ces cinq sont plus ou moins rostrées. Il n'est pas toujours aisé de faire la différence; le jaune n'est pas toujours évident quand elles sont fraîches. Je les y ai pêchées en bouteilles car il est impossible de faire autrement tant le fond est boueux. Il faut descendre les mains en avant pour savoir quand on est au fond car la visibilité n'excède pas la taille des bras. Là, l'eau est claire sur une cinquantaine de centimètres; de temps à autre passent de grosses bulles d'eau claires qui permettent de prendre un peu de hauteur. Le fin du fin est de se déplacer dans ces bulles, donc en rasant le fond, on les trouve posées sur la boue, recouvertes de leur manteau de même couleur. Leurs papilles et la bosse qu'elles font les trahissent. Taille: 39, 42, 43, 43 et 50mm.
De grandes éponges vert-noir en forme de tuyaux entrelacés donnent un côté étrange, la lumière est glauque, froide. Le bruit lancinant des moteurs des minéraliers vous entoure d'un fond sonore angoissant digne d'un film d'épouvante. Inutile de plonger en groupe pour se rassurer, plus personne ne se voit dans les secondes qui suivent la mise à l'eau. Les palmes soulèvent de telles volutes de poussière qu'il est impossible de faire demi-tour. De temps à autre de gros barils d'essence éventrés hébergeant d'énormes langoustes toutes antennes dehors, des vieux filets, des câbles sur lesquels s'agrippent des hippocampes, des sacs plastiques inquiétants.
En revenant vers le bord, (-4 m.), sur les premières arrêtes rocheuses de grosses éponges brunes à chair jaune recèlent des Cypraea helvola et des Cypraea poraria. De là, vers la rive, des Cypraea subviridis sous les pierres et les éponges; plus haut, Cypraea hirundo, Cypraea humpreysii avec le manteau rouge et à la limite des basses eaux Cypraea clandestina. C'était en 75/80, il y a plus de trente ans. En l'écrivant j'ai l'impression que c'était hier et que j'ai toujours vingt ans. Nostalgie!!!!!
These Cypraea miliaris mara come from the ''Grande Rade'' of Nouméa (New Caledonia). They live with and in same biotop than Cypraea eburnea. For comparison the first picture shows Cypraea eburnea. These five are more or less rostrate. It not always easy to make difference. The yellow color is not evident when they are fresh. I was fished them with air tanks because it is impossible to do otherwise as the bottom is muddy. We must dive the hands forward to know when it' s the bottom because visibility does not exceed the size of the arms: here, the water is clear for fifty centimeters, time to time spend large bubbles of clear water that we can take a bit height. Their buds and the bump do betray them.
Large green sponges shaped black pipes intertwined give strange sight, the light is glaucous and cold. The sound lancinating of engines ship ore surrounds you with the sound anguishing from horror film. Needless to dive group, no one is seen in the seconds after launch. Flippers raise such clouds of dust that it is impossible to turn back. From time to time large barrels of gasoline ripped open hosting huge lobsters all antennas outside, old nets, cables on which seahorses hang on, worrying plastic bags. Returning to the shore (-4 m) on the first rocky ridges large brown sponges with yellow flesh conceal Cypraea helvola and Cypraea poraria. Higher level, Cypraea hirundo, Cypraea humpreysii with the red coat and at the low-water limit Cypraea clandestina. It was in 75'/80', there are more than thirty years. In writing it I feel like it was yesterday and I'm always twenty years. Nostalgia !!!!!
Taille: 39, 42, 43, 43 et 50mm.